Samedi soir, Mai
J'étais assise là, sur cette chaise à regarder dans le vide, les yeux embués de larmes personne ne faisait vraiment attention à moi. Je me sentais seule trop seule, j'espèrais tellement de cette fête : danser, draguer, rigoler ... Mais au final c'était pas du tout ce que j'imaginer, pas du tout ce que j'attendais. J'ai tout remis en questions, tout. Je me suis senti si laide, si conne. Puis on a fait attention à moi, à un moment de la soirée, j'ai fait mine que tout allait bien que c'était juste l'alcool puis ils sont repartis. Me laissant seule. J'en ai eu marre de regarder ces filles qui se déhanchaient contre leurs copains - ou pas - tout en se regardant dans le miroir en face d'elles. Oui c'est exasperant. Donc, je suis parti m'isoler loin de tout ce bordel, assise sur des cailloux humides. Et à penser de tout & de rien, tout en pleurant bien sûr, qu'est ce que je me sentais conne assise là à rien foutre & à pleurer sur mon sort. En fait, en y repenssant je me suis trouvée plutôt bonne actrice à certains moments, ou alors c'est les autres qui faisaient semblant de croire que j'allais bien, pour qu'ils aient bonne conscience en repartant s'éclater. Puis le lendemin on eu droit à de tout, des mensonges, de l'hypocrisie ect Disant que c'était la faute à l'alcool, à machin ou à truc. C'était ridicule et à la fois drôle. Quand j'entendais une fille facile en traiter une autre de pute. Ou un connard disant qu'il avait baiser alors que c'était pas vrai. En conclusion, j'ai été spectatrice de cette soirée, j'ai tout vue, tout entendue, même un peu bourée j'ai tout compris. Les gens qui se foutaient de moi, les gens qui me jugeaient alors que je l'ai connassais pas. Je rigolais interrieurement. J'en veux pas à tout le monde, juste aux gens qui m'ont laissés sachant que ça n'allait pas, j'en veux à ceux qui m'ont abandonnés seule au point que j'ai eu le temps de penser à tout s'que je voulais oublier.